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Pst… votre panier vient de se valider sans vous

Il existe deux façons de faire du shopping : perdre sa chemise sur une mauvaise action, ou perdre toute envie de vivre après un mauvais achat. Bonne nouvelle : l’IA est en train de gérer les deux.  


Acheter sans réfléchir, c’était un accident. Maintenant, c’est un produit. Parce que oui, pendant qu’on expliquait encore calmement que « l’IA va transformer le commerce », la réalité a décidé d’aller bien plus vite. Amazon attaque Perplexity, un acteur de l’IA, pour avoir laissé ses agents faire du shopping sur sa plateforme sans permission. Le résultat : procès, suspension, appel, et au passage, une question très simple : est-ce que la machine a le droit d’acheter à votre place ?


Et pendant ce temps, les autres avancent tranquillement. Google permet déjà d’acheter sans quitter une conversation. Shopify ouvre ses infrastructures pour que des agents puissent acheter sans passer par une boutique classique. Et donc, le site e-commerce devient une formalité administrative. Le vrai point de vente s’est transformé en discussion avec une IA. 



Les chiffres annoncent la couleur : jusqu’à 25 % de l’e-commerce pourrait être géré par des agents d’ici 2030. Pour l’instant, on nous vend ça comme une aide. Entre 30 et 45 % des consommateurs utilisent déjà l’IA pour comparer des produits. 


La mode, évidemment, fait semblant de ne pas être concernée. Parce qu’on ne délègue pas son goût. Enfin, en théorie. Parce qu’en pratique, on délègue déjà tout le reste : la recherche, le tri, les options qu’on ne verra jamais. Mais une info à garder, c’est que les marques commencent à ne plus trop parler à des clients, mais de plus en plus à des machines. Et les machines sont des critères assez simples : des données propres, des descriptions longues, et des avis clients crédibles. Le storytelling, c’est bien. Être compréhensible par un algorithme, c’est mieux. 



Et puis il faut parler des petits accidents. Les agents qui ajoutent une carte cadeau dans votre panier. Ceux qui déclenchent un remboursement sans retour produit, et puis ceux qui interprètent un prix comme une suggestion. Ce n’est pas du scandale, c’est de la logistique à très grande échelle… 


Alors, est-ce qu’on est en train de passer d’un monde où l’on choisit ses vêtements à un monde où l’on est choisi par eux ? Parce qu’entre nous, être bien habillé, c’est toujours agréable. Mais être bien calculé, c’est autre chose.

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